Renforcer les capacités des femmes dans la région de Karamoja (Ouganda)

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1er décembre 2019 - 31 mai 2022

Bénéficiaires directs: 513 habitants du district de Napak (en majorité des femmes)

Pourquoi ce projet ?

Parce-que dans les quatre villages ciblés par le projet :

  • 9 femmes sur 10 sont analphabètes

  • 6 enfants sur 10 sont malnutris

  • 8 enfants sur 10 ne vont pas à l’école
     

Objectif du projet : Quatre groupes communautaires de femmes dans le District de Napak (Karamoja) sortent de la misère grâce à un programme de renforcement de leurs capacités.

Le programme comporte 4 volets :

 

 

Alphabétisation

Les quatre groupes cible suivent des cours d’alphabétisation deux fois par semaine : une formation de base pour apprendre à lire, écrire et compter à travers des enseignants formés. Grâce à cette activité, les groupes cibles seront alphabétisés et capables à leur tour d’éduquer leurs enfants et de vendre leurs produits au marché local.
 

Formation en agriculture

A côté des cours théoriques, chaque village aura à disposition un champ communautaire pour pratiquer les enseignements et pour en récolter les résultats en termes d’autoproduction. Le vulgarisateur suivra les groupes pour assurer la réussite de la récolte, dont les fruits seront partagés équitablement par les bénéficiaires de chaque village. L’excédent sera soit échangé avec les autres groupes, soit vendu au marché local pour acheter d’autres aliments qui puissent enrichir leurs régimes alimentaires, soit pour faire un bénéfice à réinvestir dans l’ensemencement suivant.

Un des champs communautaires sera équipé avec un système d’égouttage, des réservoirs d’eau, une serre et une clôture de protection. Sur ce terrain, on va planter différentes semences pour pouvoir fournir aux bénéficiaires un meilleur régime alimentaire.

Les autres champs communautaires (un dans chaque village) seront labourés et ensemencés pour produire des aliments de base comme le maïs et le sorgho.

Le programme des formations inclut les techniques agricoles modernes.

Les quatre groupes communautaires deviendront membres des sociétés coopératives agricoles locales et ceci aura plusieurs avantages :

1) l’accès aux lieux de stockage communautaires ;

2) la possibilité de louer des machines (des tracteurs...) à des prix réduits ;

3) vendre leurs produits à des meilleurs prix ;

4) être protégé contre tout acte frauduleux.


 

Formation en finance communautaire

Cette formation vise la création de groupes communautaires d’épargne et de prêt. Elle aura deux volets :

  1. Gestion de groupes d’épargne

  2. Gestion de plans d’affaires

Pour les deux volets, les cours théoriques seront accompagnés par leur mise en œuvre pratique :

1) création de groupes d’épargne ;

2) suivi individuel des emprunteurs dans la conception et exécution de leur plan d’affaires.

Chaque groupe/fonds d’épargne sera limité à maximum 30 membres. Par conséquent, on aura 10 groupes. Chaque membre participera au capital à travers des petites cotisations régulières. Le projet va contribuer au capital avec une contribution de 120€ par fonds par an.

Les membres seront encouragés à emprunter du fonds pour investir sous supervision du formateur en plan d’affaires.

Cours de dynamiques de groupe

Souvent les femmes de ces villages subissent des violences spécialement à l’intérieur de leur famille. Leurs droits sont souvent bafoués car elles sont à la fois victimes de la misère, de l’exclusion sociale et des violences. Et pourtant, c’est la femme le principal soutien de la famille.

Par conséquent, nous allons créer des groupes de paroles de femmes coordonnées par deux mentors féminins : le but étant de former les femmes, leur faire connaître leurs droits, les soutenir dans leurs problématiques familiales. Grâce au cadre confidentiel, les participantes pourront discuter librement et partager leurs problèmes. Elles vont chercher des solutions ensemble et s’entraider.

Les femmes apprendront à travailler en équipe : chaque groupe sera organisé avec des rôles tels que responsable du groupe, secrétaire, gestionnaire de tâches, etc. L’objectif des ateliers et formations sera aussi la protection des droits des femmes et l’amélioration de leur réputation sociale.

Ce projet contribue à réaliser les objectifs 2 et 4 des objectifs de développement durable des Nations Unies:

Objectif 2 : Faim « zéro »
"Éliminer la faim, assurer la sécurité alimentaire, améliorer la nutrition et promouvoir l’agriculture durable"

2.1 D’ici à 2030, éliminer la faim et faire en sorte que chacun, en particulier les pauvres et les personnes en situation vulnérable, y compris les nourrissons, ait accès tout au long de l’année à une alimentation saine, nutritive et suffisante

2.2 D’ici à 2030, mettre fin à toutes les formes de malnutrition

2.3 D’ici à 2030, doubler la productivité agricole et les revenus des petits producteurs alimentaires, en particulier les femmes, les autochtones, les exploitants familiaux, les éleveurs et les pêcheurs, y compris en assurant l’égalité d’accès aux terres, aux autres ressources productives et intrants, au savoir, aux services financiers, aux marchés et aux possibilités d’ajout de valeur et d’emploi autres qu’agricoles


Objectif 4 : Éducation de qualité
"Assurer l’accès de tous à une éducation de qualité, sur un pied d’égalité, et promouvoir les possibilités d’apprentissage tout au long de la vie"

4.4 D’ici à 2030, augmenter considérablement le nombre de jeunes et d’adultes disposant des compétences, notamment techniques et professionnelles, nécessaires à l’emploi, à l’obtention d’un travail décent et à l’entrepreneuriat

4.6 D’ici à 2030, veiller à ce que tous les jeunes et une proportion considérable d’adultes, hommes et femmes, sachent lire, écrire et compter

 

Ce projet est soutenu par: MAEE, Fondation NIF, Fundsquare, Commune de BeckerichZonta Club Luxembourg.

Résultats finaux

Objectif : quatre groupes communautaires de femmes dans le district du Napak sont autonomisés et sortent de l'extrême pauvreté

Indicateur : À la fin du projet, 300 familles disposent d'un moyen de subsistance durable

Résultat : 426 familles ont atteint la sécurité alimentaire (Évaluation externe finale)

Produit 1 : Le taux d'analphabétisme parmi les bénéficiaires est drastiquement réduit

Indicateur : à la fin du projet, au moins 300 bénéficiaires sont capables de lire des textes simples, d'écrire des messages courts et de faire des calculs mathématiques simples

Résultat : 282 femmes sont désormais alphabétisées (la pandémie de Covid et les violences locales ont provoqué des interruptions prolongées des cours)

Produit 2 : La malnutrition des familles des bénéficiaires est considérablement réduite

Indicateur : Le nombre de bénéficiaires ciblés ayant un seul repas par jour est réduit d'au moins 50%

Résultat : 477 familles (93% de femmes participantes) peuvent désormais s'offrir au moins deux repas par jour (seulement 12% au début du projet) ; 91,5% de leurs enfants sont désormais bien nourris (contre 40% au début du projet)

« Nous avons appris et acquis des compétences dans le domaine de l'agriculture, en particulier dans la culture de légumes et d'autres cultures, et en tant que groupe, cela nous a fourni des revenus supplémentaires et de la nourriture pour nos familles, nous et nos enfants sommes maintenant en très bonne santé parce que nous mangeons nos propres aliments cultivés localement. »

(une femme du village de Kangole)

Produit 3 : Des systèmes d'épargne communautaire efficients et efficaces sont en place et fonctionnent parmi les groupes cibles

Indicateur :  Au moins 300 bénéficiaires ont accès au financement renouvelable communautaire, avec des compétences suffisantes pour gérer les fonds d'épargne en tant que groupes communautaires, et des compétences suffisantes pour gérer des plans d'affaires simples en tant qu'emprunteurs individuels.

Résultats : 496 bénéficiaires participent activement aux Associations Villageoises d'Epargne et de Crédit (VSLA) légalement enregistrées. Tous les 17 groupes de femmes ont reçu une formation VSLA.

« Les groupes VSLA ont donné à nos familles l'opportunité d'épargner et d'emprunter l'argent quand c'est nécessaire, nous utilisons cet argent pour acheter de la nourriture, payer les frais de scolarité, accéder aux services médicaux et nous habiller. »

(Bénéficiaire, village de Kalokengel)

Produit 4 : Les bénéficiaires ont acquis les compétences nécessaires pour faire face aux problèmes familiaux

Indicateur : Au moins 50% des bénéficiaires déclarent se sentir plus forts face aux problèmes familiaux.

Résultats : Tous les bénéficiaires ont exprimé une grande amélioration dans la gestion des problèmes familiaux (gestion des conflits, partage des responsabilités, estime de soi et dignité)

« J'ai maintenant vu de nombreuses femmes capables de faire preuve de respect mutuel les unes envers les autres, et nous résolvons les problèmes qui nous touchent la plupart du temps par le dialogue. Ce qui est important, c'est que nous voulons maintenant plaider et défendre la cause de toutes les autres femmes grâce à la force, la volonté et la capacité que nous avons reçues de cette initiative. »
(Bénéficiaire dans le village de Kautakou)

 

«  L'approche de la dynamique de groupe a permis aux femmes de travailler ensemble [...] de discuter librement avec leurs hommes sans se sentir inférieures et de contribuer à la prise de décision dans la famille. »
(Rapport d'évaluation)

« Enfin et surtout, le projet a facilité l'enregistrement des groupes d'autonomisation des femmes des quatre villages en tant que coopératives au niveau du district de Napak. De cette façon, leurs groupes communautaires sont officiellement reconnus en cas de soutien apporté par le gouvernement aux coopératives locales. »

(Équipe du projet au Luxembourg)